Aspects de L’Arbitrage International auteur Jamel chahloul

               

 Aspects de L’Arbitrage International

 

Jamel chahloul

A l’heure actuelle , l’arbitrage est devenu  le mode habituel de résolution des conflits internationaux , particulièrement dans des activités de  commerce et d’industrie .

La plupart des Etats ont reconnu son importance pour la résolution des conflits commerciaux transnationaux .

L’arbitrage est un mode privé de résolution des conflits qui prend sa source dans l’accord des parties . Il est conduit devant un tribunal impartial.

L’Etat impose aux parties de respecter l’engagement contractuel prévoyant le recours à l’arbitrage et ses juridictions exercent un contrôle limité sur le déroulement de la procédure .

Par ailleurs , l’Etat garantit l’exécution des sentences arbitrales et leurs confère une autorité  similaire à celle des jugements étatiques.

L’arbitrage est conduit par un ou trois arbitres, qui constituent un tribunal . les arbitres jouent un rôle équivalent à celui des juges dans les procédures étatiques . Ils sont le plus souvent choisis par les parties , soit directement , soit indirectement par la biais d’un centre d’arbitrage .

Les parties conservent ainsi le choix des personnes en charge de régler leurs conflit .

 Les arbitres désignés dans les litiges internationaux sont généralement des professionnels du droit qui disposent d’une  expérience dans le domaine de l’arbitrage

 

.les avantages de l’arbitrage international :

Autonomie des parties :

 les parties peuvent déterminer la loi applicable , fixer le lieu de l’arbitrage , choisir un règlement d’arbitrage. Le choix d’arbitres qui sont investis de la confiance des parties , contribue à garantir une procédure équitable .

Les pouvoirs et les obligations du tribunal arbitral sont définis par l’accord des parties ,le règlement d’arbitrage qu’elles ont éventuellement choisi el le droit applicable à la procédure arbitrale .

Souplesse  des procédures :

 les règlements d’arbitrage sont souple les corps de règles  de procedures sont mieux adaptés aux besoins et aux attentes de parties venant de pays différents .

les règlements d’arbitrage sont généralement plus simples et nettement plus souples que les règles de procédures applicables devant les juridictions étatiques .Ils sont plus facilement compris par des parties de nationalités différentes ,permettent aux parties de se consacrer davantage aux questions de fond qu’aux questions de procédure et sont facilement modulables par les parties .

Certaines procédures arbitrales peuvent parfois sembler assez similiaires a celles des juridictions étatiques ,mais elles comportent généralement d’importantes différences qui les rendent plus adaptées aux litiges internationaux .

Dans certains cas ,toutefois ,la souplesse des règlements d’arbitrage peut présenter des inconvénients .Il arrive ,en effet ,que les parties ne parviennent pas à se mettre les débats engagés sur ces questions contribuent à alourdir et à prolonger la procédure .

Indépendance :

 L’arbitrage international fournit un forum neutre pour la résolution des litiges et les parties préfèrent éviter de se soumettre aux juridictions nationales de partie adverse.

Exécution Garantie  a travers le monde :

 les sentences arbitrales sont plus facilement rendues exécutoires qu’un jugement étatique  .

 la Convention Des Nations Unies pour la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères de 1958  ( convention de New York ) garanti  l’execution ,  en effet Plus de 157 Etats ont adhéré a la convention de New York pour la reconnaissance et l’exécution des sentences Arbitrales Etrangères.

l’exécution des sentences arbitrales à travers le monde est garantie et facilitée par des conventions internationales .Elle est donc plus facile et généralement plus rapide que l’exécution des jugements étatiques .

C’est évidemment un avantage essentiel ,car obtenir une décision qui n’est pas susceptible d’exécution forcée ne présenter ,en général ,que peu d’intérêt .L’efficacité des sentences arbitrales est donc souvent un facteur déterminant du choix de l’arbitrage dans les contrats internationaux .

la Convention Des Nations Unies pour la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères de 1958  (généralement dénommée « convention de New York ») est la plus importante en matière d’exécution des sentences arbitrales .

Les 157 Etats qui y ont adhéré ont consenti à faire exécuter sur leur territoire les sentences arbitrales rendues dans les autres Etats . L’exécution ne peut être refusée que pour des cas précis ,limitativement énumérés .

Convention de Bruxelles reprise par le règlement européen N° 44/2001 dont le champ géographique est limité aux seuls Etats de l’Union européenne.

Haute et Grande Expérience :

les arbitres sont généralement choisis par les parties pour leur competence du commerce international ainsi que pour leur capacités à appliquer différentes lois nationales et à traiter des questions de droit comparé .

les arbitres sont tenus de rendre la sentence en application du droit applicable au fond du litige .

le tribunal doit respecter les principes de la contradiction et d’égalité des parties .

la compétence technique et la spécialisation des arbitres offre un avantage non négligeable

 .A l’exception de certaines juridictions disposant de chambres spécialisées .les juridictions étatiques ne disposent pas toujours d’une compétence technique suffisante .Les parties courent alors le risque de voir leur litige soumis à un juge qui n’a que peu ,voire aucune expérience des questions en litige .

A l’inverse, la possibilité de choisir les arbitres permet aux parties de s’assurer que le tribunal arbitral dispose des compétences nécessaires.

 

 Confidentialité et discrétion:

l’arbitrage offre une plus grande confidentialité et une plus grande discrétion que le contentieux étatique (qui est en principe public) .Ce principe se vérifie toujours .même si le degré de confidentialité garanti par le droit national peut différer d’un pays à l’autre .

Peu de règlements d’arbitrage traitent de la question de la confidentialité (le règlement de la cour d’arbitrage international de Londres est une exception à cet égard ) .

Si les parties le souhaitent ,elles peuvent définir et aménager le degré de confidentialité de l’arbitrage lors de la rédaction de la convention d’arbitrage .La confidentialité sera préservé aux moins jusqu'à ce que la sentence fasse l’objet d’une demande d’exequatur ou d’un recours .Les parties doivent alors avoir conscience du fait qu’a ce stade la confidentialité peut être affectée en raison de la publicité obligatoire des débats devant les juridictions chargées de statuer sur les recours .

 

liberté de Choix des arbitres :

  A la différence des procédures étatiques dans lesquelles les parties n’ont pas la possibilité de choisir le juge ,les parties à un arbitrage désignent les arbitres ,que se soit directement ou par l’intermédiaire d’un centre  d’arbitrage ou d’un autre tiers .Cela permet aux parties de s’assurer que les arbitres ont une bonne connaissance du contexte commercial ,ont l’expérience des problèmes de droit et maitrisent la procédure applicable .

Les parties peuvent s’accorder à l’avance dans la convention d’arbitrage ,sur les critères auxquels devront répondre les arbitres ,ou le président du tribunal arbitral . Les parties ne doivent cependant pas prévoir une liste trop exhaustive ,qui rendrait difficile la sélection des candidats .

Dans les arbitrages mettant  en cause plus de deux parties ,le choix des arbitres peut s’avérer difficile ,notamment s’il n’y a pas de centre d’arbitrage .Il arrive que deux parties ne parviennent pas à s’accorder sue l’arbitre qu’elles doivent ,aux termes du contrat ,nommer ensemble .Il arrive également dans les arbitrages multipartites ,que certaines parties mettent en cause après coup les modalités de la consultation du tribunal ,en invoquant le fait qu’elles n’ont pas été traitées sur un pied d’égalité .Le mode de désignation des arbitres doit donc faire l’objet d’une attetion particulaire dans ce type d’arbitrage multipartites .

Dans l’arbitrage ,se sont les parties qui payent les honoraires des arbitres ,les services fournis par le centre d’arbitrage ,la location de la salle d’audience et les autres frais .

Les parties ont la possibilité de convenir d’une procédure sur mesure qui ,selon le choix opéré ,engendrera des couts plus ou moins élevés .les procédures simplifiées ou accélérées s’avèrent en général moins couteuses mais il convient de s’assurer qu’elles ne sont pas trop rigides et qu’elles n’imposent pas des irréalistes .

 

Composition du Tribunal Arbitral :

Le tribunal arbitral est généralement composé d’un ou de trois arbitres ,selon le choix des parties .

Les parties peuvent exprimer ce choix à l’avance dans la convention d’arbitrage .A défaut ,le nombre d’arbitre est déterminé  au moment de la survenance du litige par accord des parties ,par l’institution d’arbitrage ,ou par toute autre autorité de nomination .

Les procédures par arbitre unique sont généralement moins couteuses que celles qui impliquent trois arbitres ,ne serait –ce que parce que les honoraires des arbitres sont divisés par trois .L’arbitre unique est souvent plus rapide ,il n’a pas à ce concerter avec ses co-arbitres et peut rendre sa décision dans un délai plus bref .Mais le recours à un arbitre unique a pour conséquence que des parties ne peuvent pas désigner leur propre arbitre et que la décision n’appartient qu’à une seule personne ce qui rend l’issue de l’arbitrage plus aléatoire .Dans les litiges internationaux complexes aux enjeux importants ,le choix se porte habituellement sur un tribunal composé de trois arbitres pour la sécurité qu’il offre .

Les principaux règlements d’arbitrage et de nombreux droits nationaux permettent d’assurer  que le tribunal arbitral sera constitué même si les parties ne parviennent pas à se mettre d’accord .

En cas d’arbitre unique ,l’arbitre est désigné par accord des parties ou , par l’autorité de nomination ,ou lorsque les parties n’ont pas désigné d’autorité de nomination ,par la juridiction étatique compétente (juge d’appui).

Dans les arbitrages comportant trois arbitres ,deux d’entre eux sont généralement choisis par les parties .Les deux co-arbitres choisissent le président du tribunal .Si une difficulté intervient dans la nomination d’un arbitre il sera désigné par l’autorité de nomination ou par le juge d’appui compétent .

Les parties peuvent exiger que les arbitres (ou le président du tribunal seulement) possèdent certaines qualités .Elles peuvent imposer ,par exemple ,que les arbitres aient une nationalité différente de celle des parties ,qu’ils aient une expérience spécifique dans un domaine particulier de l’industrie ,ou encore qu’il aient certaines compétences techniques .Les arbitres ne sont pas obligatoirement des juristes de profession mais ,en pratique ,c’est presque toujours le cas dans les litiges internationaux comportant des enjeux importants .

 

Les critères du choix d’un arbitre :

connaissance du droit applicable au fond du litige et de la loi régissant la procédure .

parcours professionnel , formation juridique et expérience pratique , au regard des secteurs d’activité ,dans lesquels il a exercé ses fonctions .

maitrise de la langue applicable à l’arbitrage et la proximité de sa résidence du siège du tribunal arbitral .

publications et les décisions qu’il a précédemment rendus .

réputation , auprès de ses pairs et des acteurs du monde de l’arbitrage

capacité présumée à influer sur la décision du président du tribunal lors des délibérations .

Les critères du choix d’un règlement d’arbitrage

L’arbitrage institutionnel :

Les centres d’arbitrage sont très nombreux à travers le monde :certains se concentrent sur des litiges ayant de fortes attaches avec le pays ou la région dans laquelle ils sont situés ,d’autres se concentrent sur des domaines d’activités spécifiques ,et sont utilisés par des parties en provenance du monde entier .Ce guide présente trois de ceux qui sont le plus fréquemment présent trois de ceux qui sont le plus fréquemment utilisés en matière international .

·       La cour internationale d’arbitrage de la chambre de commerce internationale (CCI) .

la CCI ,établie en 1923 à paris ,et le centre d’arbitrage le plus connu en matière de commerce international .Pour toute information complémentaire ,se reporter au site www.iccarbitration.org .

·       La cour internationale d’arbitrage de Londres (London Court of International Arbitration –LICIA ).

La LICIA , établie en 1892 à Londres ,est le second centre d’arbitrage international (apres la CCI) Elle bénéficie d’une renommée internationale .La LCIA a des institutions arbitrales affiliées à Dubaï (DIFC-LCIA) ,en Inde (LCIA India) et à Maurice (LCIA-MIAC) .

Le Centre International pour la Résolution des litiges (International Centre for Dispute Résolution)

– L-ICDR est une branche de l-Américain Association (AAA)constituée en 1926 ,et est fréquemment utilisé comme centre d’arbitrage aux Etats –Unis ou pour les parties localisées aux Etats-Unis ..L’ICDR administre des arbitrages internationaux en application de son règlement international par l’intermédiaire de centres basés à New York et à Dublin .L’actuel règlement international est entré en vigueur en 2014 .

Les règlements de la CCI ,de la LCIA et de l’ICDR ont été élaborés pour régir des arbitrages  internationaux susceptibles d’être conduits dans toutes les langues et en application de tous les systèmes de droit. Ils prévoient tous que l’institution n’est chargé que de la gestion administrative des procédures ,les fonctions de juger étant exclusivement dévolue aux arbitres.

Chacune de ces institutions reçoit et communique les écritures des parties ,assistent les parties dans la constitution du tribunal arbitral et gère les éventuelles contestations relatives aux arbitres .Leurs règlements d’arbitrage sont assez similaires ,ile laissent tous une très grande liberté aux parties et au tribunal arbitral .Ils  se distinguent ,toutefois ,par le degré de supervision que l’institution exerce sur la procédure et par le mode de détermination des honoraires des arbitres .

Le degré de supervision de l’institution :

La procédure CCI est la plus supervisée, entrainant deux étapes sans équivalent dans la plupart des autres règlements .

·       La préparation d’un acte de mission ,document qui définit l’objet de l’arbitrage et qui présente sommairement les arguments en demande et en réponse ,le montant de la demande et les questions qu’il conviendra de traiter .

·       La vérification du projet de sentence par la Cour d’arbitrage de la CCI avant la communication aux parties de la sentence finale, qui porte notamment sur tout point susceptible d’affecter l’exécution de la sentence .

Les règlements de la LCIA et de l’ICDR  confèrent à l’institution un rôle plus restreint  .Son intervention se concentre surtout sur la constitution du tribunal arbitral et sur le traitement des contestations éventuellement introduites sur le choix des arbitres .Ces règlements n’imposent ni la rédaction d’un acte de mission ,ni la vérification de la sentence .

Le cout des procédures

 Le cout des procédures d’arbitrages administrées par la CCI  est calculé en fonction du montant du litige . La CCI exige le paiement de deux avances sur la base d’estimations faites au début de la procédure : la première avance couvre la période qui va jusqu’à l’acte de mission et la seconde couvre le reste de la procédure (il peut être ensuite procède à des ajustements) .Pour des litiges portant sur des montants importants ,les parties soumises au règlement de la CCI devront donc avancer (ou garantir) des sommes pouvant être significatives .

La LCIA fixe les couts (pour son compte et pour le compte des arbitres) en fonction du temps effectivement passé par les arbitres sur l’affaire .De manière générale ,les taux horaires convenues entre la LCIA et les arbitres sont plus faibles que ceux qui auraient été applicable si les parties s’étaient adressées directement aux arbitres .Des avances sur couts sont demandées progressivement aux parties par la LCIA les sommes suffisantes pour couvrir les prochaines étapes de la procédures l’ICDR combine les deux systémes :les frais administratifs sont calculés sur le montant du litige ,alors que les honoraires des arbitres sont calculés en fonction du temps passé .

Arbitrages non administrés et arbitrages ad hoc  

Bien que beaucoup de praticiens désignent tous les arbitrages non administrés comme des arbitrages ad hoc ,on distingue le plus souvent les arbitres conduits selon les règles CNUDCI (non administrés) de ceux qui sont simplement conduits sous l’égide d’un droit national (ad hoc) .

Les règles CNUDI (rédigées par la Commission des Nations Unies pour le droit et le commerce International) sont un corps de règles neutres destinées à fournir une alternative aux règles procédurales édictées par les droits nationaux .Depuis leur entrée en vigueur en 1976 ,les règles CNDCI ont été utilisées dans le cadre d’arbitrages commerciaux classiques mais aussi dans des arbitrages entre Etats et personnes privées (en particulier dans les conflits Iran-Etats-Unis et dans de nombreux litiges introduits sur la base de traités d’investissement bilatéraux).Ils ont en outre pu influencer d’autres systémes .

Les arbitrages soumis aux règles CNUDCI ne sont pas administrés par un centre d’arbitrage .Les parties peuvent néanmoins désigner une autorité de nomination pour nommer le ou les arbitres .De nombreux centres d’arbitrage (comme la CCI ,la LCIA et l’AAA) acceptant d’intervenir comme autorité de nomination sous les règles CNUDCI moyennant rémunération .Si aucune autorité de nomination n’a été désignée ou si le système de nomination prévu par les parties est défaillant ,les Règles CNUDCI prévoient que le secrétaire Général de la Cour Permanente d’Arbitrage de la Haye (institution créée par la convention de la Hay pour le règlement Pacifique des litiges internationaux en 1899) désignera un tiers qui sera chargé de nommer les arbitres .Cette étape supplémentaire peut être facilement évitées si les parties désignent à l’avance une autorité de nomination .

Les parties peuvent aussi recourir à l’arbitrage sans se référer à un règlement déterminant les règles de procédure applicables .En l’absence d’un tel choix ,la procédure de nomination du tribunal et la conduite de l’arbitrage sont régies par la loi du siège du tribunal arbitral . De nombreux droits nationaux se contentent d’édicter des règles minimales sur la procédure arbitrale ,ce qui donne toute liberté aux parties et au tribunal pour décider de la manière dont l’arbitrage sera conduit .Mais cette liberté peut être source de désaccords susceptibles de retard l’issue de l’arbitrage .

Les arbitrages ad hoc sont parfois mis en œuvre par défaut ,si les parties ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur un règlement d’arbitrage ,ou lorsqu’elles ne sont pas tout simplement pas posées la question de ce règlement .Mais de nombreux cas ,le choix de l’arbitrage ad hoc est délibéré .

Des arbitrages institutionnels est ,toutefois ,sujette à caution .La pratique montre que les centres d’arbitrage permettent de réduire les couts, grâce à l’encadrement des honoraires des arbitres et au respect des délais .Ces avantages sont particulièrement importants pour des litiges complexes dans lesquelles la procédure peut se heurté à des difficultés que l’institution contribue à résoudre .En outre ,l’arbitrage ad hoc rend parfois nécessaire l’intervention des juridictions étatique  ,ce qui participe aussi l’augmentation des couts .L’avantage prétendu du moindre cout de l’arbitrage ad hoc s’avère donc souvent illusoire .

Les centres d’arbitrage spécialisés

Il existe des centres spécialisés dans certains types d’arbitrage en fonction des domaines en cause ,parmi lesquels .

Centres international pour le Règlement des Différents relatifs aux Investissements (CIRDI).

Basé à Washington et opérant sous les auspices de la Banque Mondial ;le CIDRI  a été constitué en application de la Convention de Washington de 1965 pour le règlement des différends relatifs aux investissements mettant en jeu des Etats .Le CIDRI traite exclusivement des litiges qui surviennent en relation directe avec un investissement entre un Etat contractant et un ressortissant d’un autre Etat contractant .Sa compétence est fondé sur le consentement des parties (contrat ,l’législation national sur les investissements ou traité international). L’augmentation des litiges entre investisseurs et Etats el la multiplication des traités bilatéraux d’investissements prévoyant le recours à l’arbitrage CIDRI ,ont renforcé la place de ce centre dans la résolution des litiges entre investisseurs et Etats font l’objet d’une étude plus détaillée au chapitre VIII.

Centre d’arbitrage et de Médiation de l’Organisation Mondial pour la propriété Intellectuelle (OMPI)

Etabli à Genève en 1994 , ce centre est un organisme indépendant ,rattaché administrativement à l’OMPI (qui dépend des Nations Unies) .Ili administre des arbitrages et des médiations pour des litiges en matière de propriété intellectuelle .

China International Economic  and Trade Arbitration Commission (CIETAC) .

La CIETAC tend à être impose par les cocontractants Chinois ,ce qui oblige de plus en plus d’entreprise traitant avec la Chine à l’accepter .La CIETCA est aujourd’hui un des centres d’arbitrage les plus actifs dans le monde

Le siège du Tribunal Arbitrage

Il faut distinguer le siège d’un arbitrage du lieu ou des audiences ou autre étapes procédurale se tiennent .Il arrive ,en effet ,que les audiences se tiennent en un autre lieu que le siège du tribunal arbitral .Mais le lieu ou se tiennent les audiences est secondaire ,c’est le siège qui détermine le cadre juridique de l’arbitrage et non le pays ou les parties et le tribunal se réunissent .

La conduite de l’arbitrage

En choisissant le siège de l’arbitrage ,les parties désignent aussi le droit qui sera applicable à la procédure ainsi que les juridictions qui seront chargées du contrôle de la procédure et la sentence arbitrale .

Dans les pays favorables à l’arbitrage (comme Paris , Londres , New York, Hong-Kong, et Singapour ,par exemple) ,le droit procédural applicable comporte peu des règles impératives .Les parties disposent d’une grande liberté ,que ce soit dans le choix des avocats qui les représenteront ,les modalités de la procédures ,les modalités de désignation des membres du tribunal ou la langue réunissent des institutions d’arbitrage ,des avocats spécialisés en matière d’arbitrage ,des experts et des équipes technique (notamment des interprètes ,des sténographes et du personnel informatique) capables de traiter  la considérable diversité des litiges internationaux .Les juridictions étatiques des pays favorables à l’arbitrage ,se bornent à fournir un appui à la procédure arbitrale et à faire exécuter ,si nécessaire ,les sentences .

L’exécution de la sentences

Le siège de l’arbitrage joue un role essentiel pour l’exécution de la sentence .Les  Etats parties à la convention de New York (voir annexe 2) garantissant l’exécution des sentences arbitrale rendues dans les autres Etats parties ,sous réserve de cas limitativement énumérées .En choisissant comme siège un Etat partie à la Convention de New York ,les parties élargissent donc considérablement les possibilités d’exécution de la sentence .

Jamel Chahloul

Chercheur en droit comparé .

(ex) Président de chambre à la Cour de Cassation.

(ex) Vice Président de Centre International d’Arbitrage .

(ex) Président du conseil scientifique de Centre International d’Arbitrage. .

(ex) Enseigant dans des Ecoles supérieures de droits.

 email : jamel.chahloul@yahoo.com  


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